Identification




L'adhésion

Tout savoir pour
au Biscani-Club
 

 

Formations

 
Le chien et la hiérarchie :
 
Le chien est un animal social : comme son ancêtre le loup qui vit en groupe (la meute), le chien ne peut pas vivre seul. Sans en avoir conscience, du plus profond de son cerveau, il se réfère au quotidien à cette organisation sociale qui est une nécessité ancestrale pour ceux de son espèce : celle de vivre en bande organisée pour pouvoir survivre.
  
Un besoin ancestral :
 
Le loup a besoin de vivre au sein d’un groupe structuré et organisé, pour sa survie et celle de son espèce, c'est donc un besoin vital.
 
Peu doué pour la cueillette, et encore moins pour l’agriculture, et la pêche n’étant pas chose facile surtout en hiver, le loup vit de la chasse. Il pourrait subsister en se contentant de dévorer les petits animaux comme le fait son cousin le renard mais il trouve plus efficace de traquer le gros gibier (dont les dépouilles se conservent plus longtemps …). Or, pour cela, et même pour un sujet très fort physiquement,  il vaut mieux s’y prendre à plusieurs. La contrepartie, c’est qu’il faut partager le butin, mais il faut le faire suivant des règles précises connues de tous sinon des combats fratricides permanents causeraient la perte du groupe, et à terme de l’espèce. Ces règles de priorité reposent sur le respect d’une hiérarchie fondée sur la force physique comme étant la meilleure façon d’assurer la survie de l’espèce : priorité à l’individu, et donc au plus robuste, au plus capable d’assurer la continuité de l’espèce, mais avec une forme de respect pour les femelles et les jeunes évidemment.
 
La vie en groupe est une formule qui permet aussi d’assurer plus facilement la continuité de l’espèce par la reproduction : les femelles y sont groupées, c’est plus simple et aussi plus sûr d’autant qu’elles peuvent s’entraider en cas de  problème d’allaitement pour assurer la survie des petits. D’où l’utilité sociale des « grossesses nerveuses » que les  femelles non dominantes non fécondées peuvent développer pour pallier les déficiences éventuelles de la femelle dominante. Ce sont aussi les rapports hiérarchiques qui fixent l’accès à la reproduction : priorité au dominant, au fort sur le faible, ce qui perpétue la solidité de l’espèce.
  
Le groupe, c’est aussi une plus grande sécurité face au danger, moins de charge pour monter la garde et plus de confort pour se tenir chaud. On y crée ce que les humains appelleraient des « liens d’affection » et qui sont en fait de l’attachement, lien qui résulte du phénomène d’imprégnation et non pas de l’amour filial.
 
Le loup vit donc en meute pour des raisons profondes de survie de l’espèce : il lui est impossible de survivre seul.
 
Le chien et la meute :
 
Le chien garde au plus profond de son cerveau le souvenir du mode de vie de ses ancêtres sauvages.
 
S’il est abandonné par les humains, il peut d’ailleurs reconstituer assez facilement avec des compagnons d’infortune ce mode de vie en meute. Dans cet exercice, il est cependant moins doué que ses ancêtres pour établir une organisation parfaite du fait de la domestication, mais aussi de ses origines elles-mêmes : les premiers « chiens » adoptés par les premiers hommes étaient des louveteaux,  et donc encore insuffisamment formés à la vie en meute. De ce fait, le chien garde dans son cerveau primitif  une certaine immaturité sociale qui est la trace du comportement juvénile de ses origines.
  
Pour vivre en groupe en bonne entente, il faut disposer d’un règlement, communiquer avec ses partenaires et donc disposer d’un langage ou d’un code de communication. Le règlement, c’est l’organisation hiérarchique reposant sur la force physique. Le langage , c’est celui des mimiques faciales et des postures, des signaux vocaux que les chiens adoptent pour obtenir l’effet désiré sur leur « adversaire » potentiel. L’apprentissage de ce code de communication, et de l’usage qui doit en être fait, commence dès le plus jeune âge (5 semaines) au sein de la fratrie au cours de la distribution de l’alimentation et des jeux : c’est la socialisation que l’éleveur puis le maître s’efforceront de poursuivre (voir « l’éveil du chiot ») en comprenant bien la signification et l’intérêt des jeux, ces combats rituels que se livrent les « apprentis en communication et en en vie sociale ».
  
Pour que le groupe soit efficace, il faut certes qu’il y existe une bonne coopération entre membres mais il faut aussi qu’il soit organisé et dirigé, d’où la nécessité de lui trouver un chef. Pour le chien comme pour le loup, le groupe n’a qu’un seul chef : le dominant. Derrière lui, les autres individus se classent entre eux suivant leur force physique testée régulièrement.
  
Le chef, c’est celui qui dirige, qui montre le chemin, qui fait régner l’ordre et respecter les règlements, qui est juste, qui assure la sécurité du groupe. Sans chef, point de salut donc, ni pour le groupe, ni pour l’individu, même si le chef a la fâcheuse habitude de se servir en premier ce qui n’est qu’un moindre mal (chez le chien !) du moment qu’il assure à ses subordonnés ce dont ils ont besoin.
  
Inconsciemment, le chien fait tellement de cette nécessité une condition de survie qu’il ne supporte pas l’absence d’organisation : s’il ne retrouve pas dans son foyer cette structure sociale, il souffre de stress, plus ou moins grave, pas toujours très perceptible, mais qui est le plus souvent à l’origine des comportements gênants dont le maître identifie rarement la véritable cause : l’insatisfaction dans la recherche de son rang social. L’anxiété est la première cause de tous les comportements gênants.
  
Un chien dominant va immanquablement tenter de trouver la solution : prendre la direction du groupe. S’il y parvient, le problème est réglé, mais la situation est dangereuse pour les autres membres du groupe et les autres humains qui n’ont plus qu’à se conformer à ses codes de conduite et à rester à leur place sous peine de sanction. S’il n’y parvient pas, il continuera en permanence à contester le rang qu’on lui impose, et le danger est grand de lui laisser penser qu’il parviendra à prendre la tête du groupe.
  
Un chien dominé ne souffrira pas de cette situation pourvu que ses besoins soient assurés sous la direction du maître-chef de meute. Il respectera sans difficulté les règles clairement énoncées et intangibles. Il obéira plus volontiers parce qu’il sait que c’est une obligation hiérarchique ancestrale et une nécessité pour sa survie. Rassuré sur le comportement à adopter, il trouvera sa position confortable, et se montrera plus équilibré et plus calme. Au travail, il sera « heureux » d’apprendre de son maître et « honoré » de participer à la satisfaction de ses besoins.
 
La première condition pour bien accueillir un chien est donc de lui procurer cette organisation dont il a besoin pour son bon développement et sa bonne insertion  au sein de la famille, qu’il assimile toujours à une meute, quoi qu’en pense le maître, et quel que soit le chien petit ou gros, mâle ou femelle.
  
Qu’est-ce qu’un bon maître ?
 
Le bon maître donne à son chien le meilleur traitement pour sa santé et son équilibre psychique. S’il ne le fait pas, il en subira les conséquences sans toujours bien comprendre d’où lui viennent ses difficultés.
 
En prenant la place du dominant au sein de la famille, le bon maître donne à son chien le chef dont il a besoin.
  
Quelques principes :
  
Le chef mange en premier, devant les autres, lentement, sans avoir peur qu’on lui vole sa pitance. Les dominés mangent si le chef l’autorise, et à l’écart. Si vous nourrissez votre chien avant votre repas, ne le faites pas juste avant votre repas et pas dans la même pièce, ne lui laissez pas la nourriture à disposition, ne cédez pas à ses demandes, décidez du moment.
  
Seul le chef de meute à accès à la reproduction. Attention au chevauchement hiérarchique qui est un signe de dominance et non d’homosexualité, le chevauchement sexuel étant réservé au partenaire de sexe opposé. Un chien dominant, mâle ou femelle, a toujours tendance à avoir des relations privilégiées avec la personne du couple qui est du sexe opposé au sien : attention donc aux manifestations de «  jalousie » qui ne sont en fait que de la dominance exercée à la fois sur l’un et l’autre.
  
Le chef contrôle la situation en se plaçant toujours à un endroit « stratégique ». Installez votre chien dans un coin de la pièce, à un endroit où il ne contrôle pas physiquement tous les déplacements dans la maison. Interdisez-lui le seuil des portes, les entrées, voire les couloirs. Son lieu de repos doit être choisi comme étant aussi un lieu de soumission et non comme un lieu de dominance afin de pouvoir l’y envoyer lorsqu’on le réprimande.
  
Le chef prend les initiatives. Pour ne pas être dans la position du dominé, ne lui laissez pas l’initiative des contacts, des séances de caresses, des jeux, de la fin du travail ou du jeu, quelle que soit la façon dont il manifeste sa volonté (aboiement, grognement, voire plus y compris les tentatives de ruse qu’un maître peu avisé prend pour de la repentance).
 
Le chef sait où il va. Il apporte le confort moral et physique à ses subordonnés en les délivrant des tracasseries et en leur permettant de s’épanouir. Un chef, c’est le confort …
  
Le bon maître est dominant sans contestation possible. Il a une posture de chef : droit, imposant, donnant des ordres clairs, sans hésitation, il est confiant et rassurant. Il est constant dans ses réactions, rien ne lui échappe. Il ne se laisse pas intimider. Il n’est pas impatient mais au contraire posé, réfléchi, ne faisant rien à la va-vite (ce qui lui permet d’être toujours égal, rigoureux mais juste …). Il ne communique pas de stress mais la sérénité dans une atmosphère confortable. Il se montre généreux et attachant en récompensant la soumission. Il punit l’insoumission et ne reste pas neutre ni impuissant devant les écarts.
 

Le bon maître veille aussi à la bonne organisation de la meute et à la cohérence absolue entre les comportements des membres de la famille vis-à-vis du chien :

 

Dans la famille, tous les adultes doivent avoir le rang de dominants. Le couple doit éviter de montrer au chien ses désaccords surtout à son sujet : l’un ne doit pas désapprouver l’autre devant lui, au risque de le dévaloriser et de laisser penser au chien que cette personne n’est plus dominante sur lui.

 

Tous les prétendants au rang des dominants doivent se conduire comme tels sinon le chien ne les reconnaîtra pas comme dominants et souffrira psychiquement du manque d’organisation de son groupe.

 

Le chien devra être en bas de la hiérarchie mais il considère toujours les jeunes enfants (impubères) comme des chiots : il les protège le plus souvent, mais il les prend aussi pour des compagnons de jeu auxquels il doit s’imposer pour gagner la partie : attention donc aux risques inhérents et surtout au moment où l’enfant devient adolescent que le chien aura du mal à identifier comme un changement de rang social.

 

Avec les autres animaux de la famille, une fois les présentations faites avec précaution, le bon sens et la nature feront le reste sous le contrôle du chef de meute qui seul doit faire régner l’ordre.
 
Conclusion :
 

Beaucoup de problèmes de comportement chez le chien proviennent de son mauvais positionnement dans le groupe familial ou d’une mauvaise perception de son organisation.

 

Si vous aimez votre chien, veillez à son bien-être "psychique". Donnez-lui donc d’abord  la formation indispensable à une bonne communication avec ses congénères et avec les humains, puis indiquez-lui clairement sa place au sein de la structure familiale où il trouvera confortable sa position hiérarchique de dominé.

A vous de jouer ...

 

clin doeil

 

 

 

 

Recherche